Résistance aux antimicrobiens

Crédit photo : Farm & Food Care Saskatchewan

Nous soutenons l'utilisation responsable des antimicrobiens

Nous appuyons pleinement les changements effectués par Santé Canada sur la façon dont les antimicrobiens peuvent être utilisés pour soutenir la santé animale, notamment en rendant les antimicrobiens médicalement importants uniquement disponibles sur ordonnance vétérinaire à compter du 1er décembre 2018.


Comment la résistance aux antimicrobiens est-elle possible?

Faites votre part pour réduire le risque de résistance aux antibiotiques chez l’humain. Utilisez le bon médicament, pour la bonne raison, à la bonne dose et pour la bonne durée.

La résistance aux antimicrobiens peut survenir de trois façons :

  1. Dans tout groupe donné de bactéries, certaines sont naturellement plus fortes que les autres et peuvent survivre au traitement antimicrobien, puis se reproduire, créant ainsi une nouvelle génération de bactéries fortes, qui à son tour, entraîne une plus grande résistance.
  2. La résistance antimicrobienne peut être transmise d’un type de bactéries à un autre par l’intermédiaire d’éléments génétiques, ce qui signifie que plus de bactéries peuvent survivre à un traitement, causant ainsi une plus grande résistance.
  3. Un faible pourcentage de bactéries peut présenter une résistance naturelle à certains antimicrobiens parce que leur mode de fonctionnement est incompatible avec les bactéries ciblées. Ces bactéries sont, et ont toujours été résistantes à ce type d’antibiotique.  Ce type de résistance n’entraîne pas une plus grande résistance aux antimicrobiens.

Aussi peu que possible, autant que nécessaire

La gestion des maladies constitue une des principales raisons qui justifient l'utilisation des antimicrobiens dans la production des animaux destinés à la consommation. En élevant des animaux en santé, nous disposons d'un approvisionnement alimentaire sain qui contribue à la santé des gens.

L'accès aux outils de gestion de la santé comme les antibiotiques est important dans la pratique des vétérinaires, pour les éleveurs, et pour les propriétaires d’animaux de compagnie afin qu'ils puissent maintenir les animaux qu'ils soignent en bonne santé et assurer leur bien-être. 

Comprenant l’importance de l’approche Une Santé sur l’utilisation des antimicrobiens et la nécessité d’utiliser ces produits de façon responsable, les membres de l’ICSA ont volontairement retirer toute allégation de stimulation de la croissance sur les antimicrobiens importants du point de vue médical d’ici décembre 2018.  Nous avons également créé un nouveau logo pour les étiquettes des produits antimicrobiens vétérinaires promouvant l’utilisation responsable.

Contient un antimicrobien. Utilisez de façon responsable.

Utiliser les antimicrobiens de façon responsable veut dire :

  • Travailler avec un vétérinaire
  • Prendre les mesures nécessaires pour recourir le moins possible aux antimicrobiens en utilisant de bonnes pratiques d’élevage et d’alimentation et des programmes de vaccination
  • Quand il est nécessaire d’utiliser des antimicrobiens :
    • les utiliser pendant toute la durée du traitement
    • selon la dose prescrite
    • utiliser l'antimicrobien approprié pour les bactéries pathogènes, et si possible utiliser un antimicrobien moins important pour la médecine humaine.

Visionnez cette courte vidéo de AnimalhealthEurope pour en apprendre davantage (en anglais seulement).


Existe-t-il des solutions de rechange?

Il existe quelques produits de santé animale qui semblent avoir une action antimicrobienne.  Il existe également d’autres produits de santé animale (naturels ou classiques) qui favorisent la bonne santé animale et aident à éviter les infections, réduisant ainsi l’utilisation des antimicrobiens.  En outre, les éleveurs adoptent aussi continuellement de meilleures pratiques de gestion, comme la biosécurité, qui aident à protéger les cheptels contre les germes pathogènes. 

Les chercheurs et les entreprises de santé animale sont constamment à la recherche de solutions de rechange aux antimicrobiens.